l’accident
j’ai voulu plonger dans cet océan
mais on ne m’avait pas dit que mon coeur n’était pas étanche
j’ai voulu grimper le plus haut des sommets mais en descendant
un cri intérieur a provoqué malgré moi une avalanche
j’ai voulu voler le plus haut possible pour voir la vie en grand
mais petit à petit je perdais de la hauteur, une de mes ailes a été heurtée je crois quelle malchance
j’ai vu les plus beaux paysages
mais j’ai voulu en voir davantage
la plus belle des choses est soudainement apparue c’était ton visage
peu à peu je m’approche pour voir de plus près ce miracle
mais comme la tristesse m’adore, il a fallu qu’elle me piège avec un mirage
je n’y croyais pas, alors j’ai couru, essayant te rattrapper, je n’ai pas su négocier le virage
Mon corps se relève, mon coeur lui, reste inerte, je pense déjà à sa mort
j’appelle l’ambulance pour qu’il l’escorte
en attendant je fixe mon coeur, ça fait si mal de le voir dans le cirage
malgré mes efforts ma main tremble quand je le frôle
je lui dis tu vas tenir, toi qui es fort
je lui dis ça ira
soudain j’aperçois son regard puis une larme
qui me refroidit l’âme
et me fait comprendre que dans quelques secondes il partira
je regarde autour de moi
je deviens fou, j’étouffe, non je crois que je me noie
dans la peur, la haine et le déspoir
je n’entends aucune sirène suis-je devenu sourd?
je lève la tête vers le ciel, mais pourquoi il se remplit de noir?
l’ambulance arrive et sort la civière
un peu plus tard, un homme me demande de rentrer chez moi
la douleur me paralyse, je crois qu’il faut que je m’ennivre ce soir
me voilà rentré
je m’asseois dans mon fauteuil
je ne peux pas m’empêcher de penser au deuil, à son cercueil
décidément on ne se rend compte de notre chance que lorsqu’on est seuls
je me lève et me dirige vers le bar pour prendre une bouteille de liqueur
je l’ingurgite et quelques minutes plus tard, je jette un coup d’oeil à la pendule il n’est que 8h
je sens que la liqueur m’hansuque,tant mieux car je me sens si seul
je pleure ton absence
mais qu’est ce qui t’a pris de vouloir foncer
cette magnifique image on l’aurait revue con que tu es
pourquoi n’as tu jamais de patience?
le téléphone sonne on me dit pardon
j’espère que vous n’avez pas trouvé ça long
on a rien pu faire, il a voulu partir tel un brave homme
gardez la foi monsieur, sur ces mots il m’assomme
un corps de plus à terre, prêt à se faire engloutir par l’ombre

février 8th, 2010 at 19 h 54 min
coucou cousin,
très beau ce que tu écris
bisous a bientôt