je foule pour la première fois ce sol de pavé
équipé de mon armure et d’une épée
soudain deux hommes m’empechent de passer
ils étaient imposants et épaulés par toute une armée
je leur dis eh je suis innocent, désolé, poussez vous j’ai un combat à gagner
ils ne bougent alors il a fallu que je leur donne tout ce que j’avais
le temps s’écoula mais ma quête resta la même
je dois reconquérir ma belle
ils n’ont pas saisi que j’avais du sang bouillant sous les artères
vous n’aurez jamais la réjouissance de voir mes deux genoux posés à terre
même sans arme je gagnerai
mais toi tu es sans âme alors je t’épargnerai
et c’est dieu qui condamne,il sera trop tard pour espérer être pardonné
je suis nu mais j’avance dans la tempête
malgré le froid je continue
je fonce même plongé dans le noir
je suis un battant, je n’ai pas besoin de lanterne
un ouragan a voulu terrasser mon coeur
mes ennemis peuvent toujours attendre, meme s’ils croyaient que c’était mon heure
il faut que je traverse ce désert
que je me batte contre l soif, que je conserve mes réserves
après une énième dune de traversée,
j’ai l’impression que la mort est en train de m’avoir
qu’on me vole mon air, que j’étouffe tant ma gorge est sèche
je ne supporte plus ce décor aride
je commence à broyer du noir, car l’eefort fatigue
j’avance malgré tout, et c’est moi qui suis traité d’homme fragile?
ils veulent descendre quelqu’un de démuni mais c’est trop facile
je préfère marcher les yeux fermés
car je ne veux pas revoir mes démons en train de m’encercler
j’ai la peur au ventre, car je refuse de voir mes rêves s’enterrer
je n’en peux plus je rampe, l’abandon me tente
mais mon coeur lui, semble gérer
la grêle tombe drue, percute mon visage,
la souffrance me rend si fou qu’on pourrait bien me renfermer
j’aperçois une grotte, j’y rentre mais soudain je me demande
dans quel chemin je suis en train de m’empêtrer
je veux juste rejoindre ma moitié
que mes ailes puissent enfin se déployer
la maréé commence à monter
je dois sortir avant de mourir noyé
j’arriverai jusqu’à toi princesse
je suis encore debout, et pourtant tous les moyens
ils les ont employés
j’en sors enfin, il fait nuit je lève la tête
pour admirer ce ciel étoilé
je réduis les distances qui nous séparent
tu vois ils n’ont rien pu faire ces enfoirés
je reprends la route, plus qu’une montagne à monter
je ne meurs pas de soif car tes images sont ma gourde
ne t’inquiète pas pour moi mon âme ne va pas s’estomper
mes doigts se gèlent sous la froideur de cette neige
j’arpente cette substance glacée, la larme à l’oeil, tout ce que j’espère
c’est que ton coeur aura supporté l’attente
j’ai prié pour que tu ne me dises pas « tu es arrivé trop tard alors va t-en »
je suis près du sommet
de toi je suis raide dingue
j’aperçois enfin ce chateau
dans lequel on t’a enfermée
dans cette maudite pièce jonchée de rats morts
quelques larmes ruissèlent sur mes joues, malgré mon âme forte
car je ne peux pas supporter voir tes poignets si fins, enchainés
princesse ceci n’est pas du courage
j’ai simplement appliqué ce qu’on ma toujours enseigné
sincère jusqu’à la mort, j’ai fait face à tous ces obstacles
on pourra toujours me rabâcher que j’ai tort de tant t’aimer
même à un infime espoir je me suis rattaché
sors ma princesse le cauchemard est terminé a présent je t’emmène dans mes rêves