fév 8 2010

l’accident

david

j’ai voulu plonger dans cet océan
mais on ne m’avait pas dit que mon coeur n’était pas étanche
j’ai voulu grimper le plus haut des sommets mais en descendant
un cri intérieur a provoqué malgré moi une avalanche
j’ai voulu voler le plus haut possible pour voir la vie en grand
mais petit à petit je perdais de la hauteur, une de mes ailes a été heurtée je crois quelle malchance

j’ai vu les plus beaux paysages
mais j’ai voulu en voir davantage
la plus belle des choses est soudainement apparue c’était ton visage
peu à peu je m’approche pour voir de plus près ce miracle
mais comme la tristesse m’adore, il a fallu qu’elle me piège avec un mirage
je n’y croyais pas, alors j’ai couru, essayant te rattrapper, je n’ai pas su négocier le virage
Mon corps se relève, mon coeur lui, reste inerte, je pense déjà à sa mort
j’appelle l’ambulance pour qu’il l’escorte
en attendant je fixe mon coeur, ça fait si mal de le voir dans le cirage
malgré mes efforts ma main tremble quand je le frôle
je lui dis tu vas tenir, toi qui es fort
je lui dis ça ira
soudain j’aperçois son regard puis une larme
qui me refroidit l’âme
et me fait comprendre que dans quelques secondes il partira

je regarde autour de moi
je deviens fou, j’étouffe, non je crois que je me noie
dans la peur, la haine et le déspoir
je n’entends aucune sirène suis-je devenu sourd?
je lève la tête vers le ciel, mais pourquoi il se remplit de noir?
l’ambulance arrive et sort la civière
un peu plus tard, un homme me demande de rentrer chez moi
la douleur me paralyse, je crois qu’il faut que je m’ennivre ce soir

me voilà rentré
je m’asseois dans mon fauteuil
je ne peux pas m’empêcher de penser au deuil, à son cercueil
décidément on ne se rend compte de notre chance que lorsqu’on est seuls
je me lève et me dirige vers le bar pour prendre une bouteille de liqueur
je l’ingurgite et quelques minutes plus tard, je jette un coup d’oeil à la pendule il n’est que 8h
je sens que la liqueur m’hansuque,tant mieux car je me sens si seul

je pleure ton absence
mais qu’est ce qui t’a pris de vouloir foncer
cette magnifique image on l’aurait revue con que tu es
pourquoi n’as tu jamais de patience?

le téléphone sonne on me dit pardon
j’espère que vous n’avez pas trouvé ça long
on a rien pu faire, il a voulu partir tel un brave homme
gardez la foi monsieur, sur ces mots il m’assomme
un corps de plus à terre, prêt à se faire engloutir par l’ombre


fév 8 2010

la folie

david

je cherche désespérément l’inspiration dans cette cave sombre
assis sur ce sol sale et glacial, je repense à ma vie de petit garçon
mon dos nu est collé au marbre et mes pieds à l’asphalte je suis loin d’avoir la forme
difficile de contrôler un corps tatoué de cicatrices récentes
a chaque fois que j’ouvre les yeux, j’aperçois ce diable autour de moi qui rit et danse
alors je préfère fixer le plafond
j’imagine le travail fourni par tous ces maçons
ça en devient pathétique
je m’invente une vie, je parle à des magiciens maléfiques
je vois des elfes faire du trampoline
certains d’entre eux s’arrêtent pour se ravitailler avec leur ventoline
cette vie m’apprend pleins de choses, je ne savais pas que les lutins étaient des as en bowling
autour d’une table, 4 pères noels jouent aux cartes
mais un d’entre eux ne bouge plus, il doit être en hors ligne
des gobelins ont fait le pari de vider 5 bidons de whisky pleins sans vomir
si seulement mon imagination s’arrêtait là
si seulement je pouvais encore profiter de la chaleur de ses bras
mon esprit continue a me jouer des tours
je prie pour que la souffrance arrête de me rouer de coups
je m’adresse à mes proches: il faudrait un miracle pour qu’un jour vous me revoyiez debout
et là je m’adresse à Dieu: dois je vraiment espérer, lorsque Lucifer s’approche avec une corde pour me nouer le cou?
en un battement de paupière tout change
pauvre lièvre, des géants écartèlent cet animal, j’entends sa souffrance
je vois des martiens costard/ cravate s’entretenir sur un sujet sérieux
je vois Arielle et Sébastien préparer la salade
suis je vraiment fou? ou suis je seulement fièvreux?
d’énormes rats discutent avec un client
lui expliquant que sa voiture a un problème d’essieu
des diablotins vandalisent la nuit, d’après leur sourire
ils m’ont l’air fiers d’eux
il y a encore pire
je vois des chiens dressés sur leurs pattes danser la tecktonik
écoute, des chevaux font des dévelopés couchés pour voir leur pec’ grossir
je vois des loups donner leur directives, si le travail n’est pas assez rapide
écrivent des lettre horribles
elle ont toutes pour nom viré, même les lapins ne pourraient faire le boulot aussi rapidement
alors appelez ptete sonic
je vois un ange qui me tend le bras
je lui dis: tu arrives trop tard mais je t’en veux pas
j’ai une flèche dans le coeur mais je ne sais pas si elle t’appartient
je crois que ce n’était pas la bonne je voulais celle de l’amour
au bout de celle ci il y avait un venin
je dois me reposer, autour de moi ça tourne
tu peux t’en aller, on se verra peut être demain